Faire la route ou prendre un logement
C'est nous qui louons le logement : cette comparaison est donc volontairement construite contre nous. Les retours au domicile le week-end sont imputés au logement — personne ne prend une chambre dans une autre ville sans jamais rentrer, et les omettre serait la façon la plus simple de fausser le résultat. Le trajet quotidien, lui, ne paie rien pour se loger. Ce que vaut une heure, c'est vous qui l'indiquez : le temps est le poste le plus lourd — 95 kilomètres deux fois par jour font 50 heures par mois — et un chiffre que nous aurions inventé déciderait de la réponse, en notre faveur. Laissez le champ vide et le temps ne compte pas : le logement doit alors l'emporter sur l'argent seul. Nous donnons aussi le loyer auquel les deux se valent, parce que c'est un chiffre avec lequel on négocie, contrairement à « le logement est moins cher ». La fiscalité reste dehors : la déductibilité est une question pour un conseiller, et un taux supposé cacherait le calcul derrière une hypothèse.